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architectures à deux battants"Le rouge tel qu'on se l'imagine, couleur sans limites, essentiellement chaude, agit intérieurement comme une couleur débordante d'une vie ardente et agitée. Elle n'a cependant pas le caractère dissipé du jaune, qui se répand et se dépense de tous côtés. Malgré toute son énergie et son intensité, le rouge témoigne d'une immense et irrésistible puissance, presque consciente de son but. Dans cette ardeur, dans cette effervescence, transparaît une sorte de maturité mâle, tournée surtout vers soi et pour qui l'extérieur ne compte guère." Ce rouge tel que le décrit Kandinsky , ou plutôt cette imagination du rouge qu'il nous livre, quelle devient-elle dans la réalité -si c'est bien une réalité qui se profile sur les murs de l'espace de création- ? Réalité parce que c'est là une matière, que l'on voit se construire, évoluer, désirs de couleur changeants, taux de pigmentation variables. Kandinsky entre dans une description presque organique des déclinaisons de rouge, de celui-là qui "sonne comme une fanfare où domine le son fort, obstiné, importun de la trompette", de cet autre qui "brûle avec régularité", fort d'une puissance "sûre d'elle-même qui ne se laisse pas aisément recouvrir", de celui-ci qui possède la "véhémence de la passion, l'ampleur des sons moyens, graves du violoncelle", pour décrire, comme on le ferait des variations d'un thème, l'impact de la couleur sur les corps. C'est du moins ce à quoi je m'attends. Elles sont vertigineuses, toutes les autres pistes possibles pour explorer cette création… je ne témoigne que du son, c'est celle qui m'a saisie; mais attendons que l'espace soit ouvert pour explorer plus avant tous ces chemins possibles… A vendredi!
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